La vaporisation, des origines à la consommation moderne du CBD

Fleurs de CBD en pleine croissance dans un champ

Muni d’un vaporisateur portable ou d’un vaporisateur de salon, il est aujourd’hui possible de consommer certaines plantes sèches, dont les fleurs de CBD, par chauffage contrôlé plutôt que par combustion. Cette pratique s’inscrit pourtant dans une histoire déjà ancienne, marquée par plusieurs innovations techniques et par l’évolution progressive des usages.

Tilt, le premier vaporisateur des années 1980 aux Etats-Unis notamment pour le cannabis malgré son interdiction

Aux origines de la vaporisation : chauffer les plantes sans les brûler

Bien avant l’essor du CBD, la vaporisation reposait déjà sur un principe simple : chauffer les plantes à température contrôlée afin d’en libérer les composés volatils et de prévenir leur combustion.

Des premiers vaporisateurs aux appareils électriques modernes

Les premiers appareils commercialisés selon ce principe apparaissent dès le début des années 1980 avec le Tilt aux États-Unis, avant que le BC Vaporizer ne soit lancé au Canada en 1994. Au cours des années 1990, le contrôle thermique évolue avec le développement des résistances électriques et des systèmes à air chaud. En 1996, l’ingénieur allemand Markus Storz commence à travailler sur un générateur d’air chaud destiné aux plantes, dont le brevet sera déposé deux ans plus tard.

Comment fonctionne concrètement la vaporisation ?

Dans un vaporisateur pour plantes sèches, la matière végétale est placée dans une chambre puis chauffée sous son seuil de combustion, libérant ses composés volatils sous forme d’aérosol sans produire de fumée. Selon les appareils, la conduction chauffe directement la plante au contact d’une surface chaude, alors que la convection fait circuler de l’air chauffé autour de la matière végétale. Précisons que certains systèmes hybrides associent ces deux méthodes de manière à obtenir une diffusion plus homogène de la chaleur.

Les repères de la vaporisation moderne

  • 1996-1998 : Markus Storz développe puis brevette son système à air chaud.
  • 1980-1990 : premiers appareils commerciaux pour la santé et amélioration du contrôle thermique.
  • 2000 : essor des vaporisateurs électroniques et portables pour le grand public.
Fleurs de CBD et son pot pour uen conversation optimale

Vaporiser plutôt que fumer ou ingérer ? Une autre voie de consommation

Entre la fumée issue de la combustion et l’absorption par voie digestive, la vaporisation propose un mode de consommation distinct, fondé sur le chauffage contrôlé des plantes.

Vaporisation et combustion, une différence fondamentale

Fumer consiste à brûler la matière végétale et à inhaler la fumée produite par cette combustion, alors qu’un vaporisateur maintient la température sous le seuil d’inflammation, de sorte qu’il libère les composés volatils et évite ainsi de brûler la plante. Cette différence explique pourquoi la vaporisation est régulièrement présentée comme une alternative au fait de fumer, même si elle ne doit pas pour autant être considérée comme dépourvue de risques.

Vaporisation et ingestion deux voies très différentes

L’inhalation et l’ingestion se distinguent d’abord par leur vitesse d’absorption : les composés inhalés atteignent l’organisme plus rapidement que ceux absorbés par voie digestive. La vaporisation conserve également une dimension aromatique directement liée à la plante chauffée, une perception absente lors de l’ingestion.

A ne pas confondre

  • Combustion : la fleur est brûlée, produisant de la fumée contenant du CBD et les autres sous-produits comme le tabac, le papier, les résidus des pipes et les transformations chimiques inhérentes à la combustion.
  • Vaporisation : la fleur est chauffée sans être brûlée, permettant d’inhaler ses composés volatils avec une exposition moindre aux toxiques de la fumée, idéal pour les non fumeurs.
  • Vapotage : un liquide ou une préparation au CBD est chauffé dans une cigarette électronique, produisant un aérosol inhalé sans combustion de la fleur, avec les solvants et additifs attenants.
Fabrication du Volcano de la marque Storz & Bickel

STORZ & BICKEL et VAPORMED : quand la vaporisation entre dans l’univers médical

L’histoire récente de la vaporisation est étroitement liée à STORZ & BICKEL, entreprise allemande devenue une référence du secteur, avec une branche de son activité dédiée aux dispositifs médicaux sous la marque VAPORMED.

Du prototype de Markus Storz au succès du VOLCANO

En 1996, Markus Storz commence à développer un inhalateur à air chaud destiné aux plantes aromatiques, dont le brevet déposé en 1998. Son fonctionnement repose notamment sur un système permettant de recueillir la vapeur dans un ballon amovible avant son inhalation.

Les premiers VOLCANO sont commercialisés à partir de 2000 et se distinguent rapidement par le contrôle précis de leur température ainsi que par ce système de ballon caractéristique. En 2002 Jürgen Bickel s’associe à Markus Storz en 2002 pour créer ensemble l’entreprise STORZ & BICKEL GmbH.

De STORZ & BICKEL à VAPORMED, la certification médicale

Malgré une adoption dès sa création par la communauté scientifique pour les études cliniques sur les cannabinoïdes, STORZ & BICKEL obtient progressivement ses certifications dans le secteur médical :

  • 2009 : Certification ISO 13485.
  • 2010 : Homologation du Volcano Medic pour l’inhalation médical de cannabinoïdes.
  • Norme DIN EN 60601 pour la sécurité des équipements électromédicaux.
  • 2023 : Certification MDR, mise en conformité avec le règlement européen relatif aux dispositifs médicaux (MDR).

Le VOLCANO MEDIC est alors commercialisé sous la marque VAPORMED dès l’année suivante, puis le MIGHTY MEDIC suit en 2015, avant la construction à Tuttlingen, en 2016, d’une usine consacrée à la production de vaporisateurs médicaux.

L’entreprise revendique désormais plus de 25 ans d’activité dans la vaporisation, avec une gamme grand public commercialisée sous STORZ & BICKEL et une gamme médicale certifiée proposée sous VAPORMED.

STORZ & BICKEL en 3 périodes

  • 1996-2002 : développement du VOLCANO puis création de STORZ & BICKEL.
  • 2009-2010 : certification, homologation et lancement du VOLCANO MEDIC.
  • 2015-2016 : MIGHTY MEDIC et une usine de fabrication entièrement dédiée aux dispositifs médicaux.
Peinture persane du 16e siècle représentant un vaporisateur ancestral

De la technologie au CBD, la vaporisation des fleurs de chanvre aujourd’hui

L’essor des fleurs de chanvre riches en CBD a élargi les usages des vaporisateurs pour plantes sèches, en renforçant l’attention portée à l’origine, à la qualité et à la traçabilité des produits.

Vaporiser du CBD ? D’abord choisir un produit adapté

Tous les produits contenant du CBD ne peuvent pas être utilisés indistinctement dans un vaporisateur pour plantes sèches. En effet, ce type d’appareil est destiné à des matières végétales compatibles avec son système de chauffe ce qui exclus notamment les huiles et macérats. Pour les fleurs de chanvre, l’origine, les conditions de culture, le séchage et la traçabilité constituent donc des critères de sélection importants, dans le respect du cadre réglementaire français qui impose le respect du seuil maximal de 0,3 % de THC pour les produits concernés. Notez qu’aucune promesse thérapeutique ne peut par ailleurs être légitimement associée à ces fleurs au regard de la législation en vigueur.

Valvi Chanvre, l’exemple d’un CBD cultivé en France proposé pour la vaporisation

Valvi Chanvre est un producteur de chanvre CBD et CBG implanté en Ardèche méridionale, où les fleurs sont cultivées en plein champ selon les principes de l’agriculture biologique. Certaines fleurs de CBD proposées sur le site peuvent être utilisées dans un vaporisateur, avec une température de vaporisation généralement comprise entre 180 et 210 °C, à adapter selon la variété choisie et les recommandations du fabricant de l’appareil.

Une fleur destinée à la vaporisation ? les points à ne pas oublier

  • L’origine, la méthode de culture et la traçabilité.
  • Les conditions de séchage et de conservation.
  • La conformité au taux réglementaire de THC et la compatibilité avec l’appareil.

De l’apparition des premiers appareils aux usages actuels du CBD, la vaporisation s’est progressivement diversifiée, avec plusieurs types de vaporisateur adaptés aux plantes sèches et à différents modes d’utilisation. Cette évolution s’accompagne d’un intérêt croissant pour le contrôle de la température, qui conditionne l’extraction des principes actifs et des composés aromatiques.

Valvi FAQ et vaporisation

Quelle quantité de fleurs faut-il mettre dans un vaporisateur ?

La quantité dépend surtout de la capacité de la chambre et du modèle utilisé. Le remplissage doit rester conforme aux recommandations du fabricant afin de maintenir une circulation correcte de l’air.

Faut-il effriter les fleurs de CBD avant de les vaporiser ?

Une fleur légèrement et régulièrement effritée favorise une répartition homogène de la matière dans la chambre de chauffe. Les fabricants comme STORZ & BICKEL recommandent d’ailleurs de broyer les plantes sèches avant utilisation.

Faut-il tasser les fleurs dans la chambre du vaporisateur ?

Un remplissage trop compact peut gêner la circulation de l’air dans certains appareils. Il est donc préférable de suivre les indications du fabricant et d’éviter de comprimer fortement la matière végétale.

À quelle fréquence faut-il nettoyer un vaporisateur ?

Un entretien régulier évite l’accumulation de résidus et contribue au maintien d’un bon flux d’air. Certaines pièces, notamment les grilles et filtres, peuvent nécessiter un brossage après chaque utilisation selon les recommandations du fabricant.

Comment fonctionne la vaporisation ?

Voici un schéma simplifié et généraliste de la vaporisation :

Schéma explicatif de la vaporisation du CBD : matériel, principes de chauffe, la fleur dans l'appareil et températures

Vaporiser les fleurs de CBD : la gamme STORZ & BICKEL

Note : ce chapitre contient un lien d’affiliation vers la boutique officielle, considérant STORZ & BICKEL comme un choix qualitatif pour la vaporisation.

Pour découvrir une fleur de CBD autrement que par combustion, la vaporisation repose sur un principe simple, comme décrit précédemment : chauffer la plante à température contrôlée, sans la brûler. Cette méthode permet, pour rappel, de préserver davantage son profil aromatique et d’éviter les nombreux composés produits par la combustion.

Pour une utilisation nomade, le VEAZY constitue le modèle le plus compact de la marque. Le CRAFTY+ propose un compromis entre petit format et polyvalence, tandis que le MIGHTY+ privilégie le confort et l’autonomie. Plus haut de gamme, le VENTY se distingue notamment par son débit d’air particulièrement important et sa rapidité de chauffe.

A la maison et en intérieur, STORZ & BICKEL propose trois appareils aux approches différentes. Le PLENTY est un vaporisateur manuel fonctionnant sur secteur. Le VOLCANO CLASSIC reprend le principe historique du ballon, tandis que le VOLCANO HYBRID ajoute davantage de possibilités de réglage et permet une inhalation au ballon ou directement par tube.

Ces appareils offrent une autre manière d’explorer Les fleurs de CBD issues de chanvre bio cultivées en Ardèche par Valvi Chanvre. Sans flamme ni fumée, la vaporisation contrôlée permet de faire ressortir progressivement les notes aromatiques propres à chaque variété, des profils floraux et végétaux aux nuances plus fruitées ou résineuses.

A noter que la vaporisation n’est toutefois pas sans risque : elle évite la combustion, mais l’inhalation d’un aérosol issu d’une plante chauffée n’est jamais anodine. Parlez-en à votre médecin traitant.

  • Retrouver les fleurs de CBD issues de chanvre bio cultivées avec passion de Valvi Chanvre
  • Accès direct à la boutique officielle et à la gamme des vaporisateurs STORZ & BICKEL :
La gamme des vaporisateurs STORZ & BICKEL pour les fleurs de CBD issues de chanvre bio Valvi Chanvre.

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